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A lire ce lundi une interview de Gaëlle
dans le Soir >>>

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Gaëlle Valcke aurait
sans doute dû gagner le Stick d'Or cette année. Elle
a étalé sa classe en équipe nationale, mais plus en
Belgique. La joueuse du Wellington a en effet émigré
aux Pays-Bas pour une belle aventure à Rotterdam. Comparaison
des rythmes de travail...
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okey : Le rythme des Pays-Bas
est tout à fait autre que celui du hockey belge. Gaëlle Valcke
: En début d'année, nous
nous entraînions cinq fois par semaine en club sans compter le match
du dimanche. Maintenant, il s'agit de quatre entraînements semaine
de pur hockey. Pour ma part, je fais un entraînement avec l'équipe
nationale le lundi en Belgique et trois avec Rotterdam. Le nombre
de séances d'entrainement est donc très important au niveau des
clubs. Ces séances de 4 heures ressemblent un peu à ce que nous
faisons en stage avec l'équipe nationale: 1h45 d'entraînement suivi
d'un lunch et d'analyse vidéo, ensuite à nouveau 2h de hockey.
okey : Penses-tu que c’est faisable
en Belgique ? Gaëlle Valcke :
Oui, je pense que cela est possible. Il y a de plus en plus de club
belge qui s'entrainent 3 fois semaine, donc pourquoi pas...Mais
il faut accorder à la Hollande qu'ils ont les infrastructures nécessaire
afin de permettre aux équipes de s'entraîner plus: tous les clubs
possèdent minimum trois terrains, Rotterdam en a sept !! Je pense
que ce qui fait le succès des Pays-Bas est avant tout le travail,
il n'y pas de secret ! Mais il est vrai qu'avec autant de joueurs,
la concurrence pour jouer dans une équipe première est bien plus
présente qu'en Belgique, je pense que cela contribue aussi à éléver
le niveau de jeu.
okey : Comment arrives-tu à
suivre ce rythme ? Es-tu une joueuse d’exception ? Gaëlle Valcke
: Non, je pense que c'est
à la portée de tout le monde ! Il faut juste une sacrée dose d'envie
et se donner les moyens d'y arriver.. Il est clair qu'avec ce
rythme là, tu dois faire plus attention à avoir une bonne hygiène
de vie et à être organisé afin de combiner au mieux le sport, les
études et les trajets.
okey : Le statut de la joueuse
de hockey est proche du semi-professionnalisme. Peux-tu l’expliquer
? Gaëlle Valcke : Je
ne sais pas si c'est le cas dans tous les clubs mais à Rotterdam,
ils ont mis en place certains paliers. Chaque joueuse reçoit un
"défraiement" suivant le nombre d'années déjà pratiquées
en équipe première, le fait de jouer en équipe nationale jeune ou
dame... Différents critères sont donc pris en compte. Le club
met également à disposition des joueurs plusieurs voitures ou scooter
et les km pour les déplacements à l'extérieur sont entièrement remboursés
par le club.
okey : Le fait que les joueurs
et joueuses soient employés par le club leur impose-t-il des règles
comme aux travailleurs ? Gaëlle Valcke : Il
n'y a pas de suivi médical ou de tests sportifs particuliers mais
la présence aux entraînements est évidemment obligatoire. Suivant
la disponibilité des joueurs, le club demande parfois de donner
quelques entraînements aux jeunes.
okey : Parler d’argent aux Pays-bas
est-il tabou ? Gaëlle Valcke : Je ne pense pas que c'est
une question tabou. Il y a beaucoup de transparance entre les dirigeants
et les joueurs, mais ce n'est pas un sujet que nous abordons entre
coéquipières.

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