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28/11/09
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Les leçons du Qualificatif
d'Argentine Quilmes aura pour le hockey belge
un goût amer, le même que celui de Madrid et d'autres
villes qui ont vu la Belgique échouer de peu pour une
qualification mondiale ou olympique.. Que retenir de
cet échec? Nous sommes passés tout près de l'exploit,
car il faut bien appeller une qualification de la Belgique
pour ces deux tournois (JO et WC) d'exploit.
A chaque fois, une qualification n'entre pas (encore)
dans la logique des choses. La Belgique n'est pas installée
dans le top 8 mondial de façon durable, elle doit encore
s'y forger cette place. Il faut des circonstances
favorables pour y être, et cette fois-ci, les Red Lions
ont dû composer avec une série d'éléments contraires.
Les blessures de Thomas Van Den Balck, de Charles Vandeweghe,
et la dernière tuile qui a touché Alexandre De
Saedeleer. Avec la fatigue mentale du noyau qui était
au bout (pour certains) de nombreuses années d'effort
inhabituels pour la Belgique, les départs de quelques
membres du staff qui avaient fait partie de la fantastique
aventure de Manchester et de Pékin, et le retrait d'autres
joueurs d'expérience, il fallait que d'autres corconstances
plaident en notre faveur. Le talent y est, l'expérience
moins. Et là, on touche au problème du hockey belge
au top, c'est la base qui n'est pas assez large. Commens
n'a pas dut choisir ses joueurs, il a dûa ller en chercher
pour se composer un noyau de valeur. Le noyau large des Red Lions est trop étroit encore
pour pouvoir performer au top. Le noyau dur des Messieurs
A a pris une telle avance en terme de préparation et
de qualité qu'il faut d'énormes efforts à ceux qui
y entrent pour rattrapper leurs aînés. Certes, les équipes
nationales Jeunes sont au top (les U16 et les U18 ont
été champions d'Europe) et ont suivi les mêmes schémas
d'entraînements que leurs aînés, et de belles promesses
s'annoncent. Mais la maturité leur manquera toujours
pour épauler directement l'équipe A dès leur intégration.
Le nombre de joueurs disponible pour la campagne d'Argentine
est trop petit et Adam Commens a dû faire appel à des
joueurs qui ne sont pas encore prêts pour la grande
aventure. On en revient à cette idée de former une équipe
nationale B. Elargir la base, telle devrait être l'objectif
de nos instances sportives. Elargir la base, cela veut
dire pouvoir puiser dans un bon nombre d'équipes des
éléments de valeur qui jouent à haut niveau. Il y a
des joueurs de très haute qualité qui évoluent dans
des clubs qui éprouvent des difficultés à rester
au top. A cause d'une trop forte concentration vers
les clubs semi-professionnels. La fédération ferait
bien de mettre en place des
garde-fous pour éviter cette concentration de la qualité des joueurs à quelques équipes. Le choix
de faire jouer un championnat avec l'objectif "Top
6" au second tour était louable, mais a fait qu'aujourd'hui,
seules 4 ou 5 équipes peuvent se targuer d'avoir le
niveau international. Il faut aussi éviter l'arrivée
et la concentration massive d'étrangers dans une même
équipe; l'apport des étrangers est un bien pour le hockey
blege, mais il ne doit pas se faire au détriment des
joueurs belges. Le même raisonnement doit être suivi
pour tout ce qui est encadrement; à côté de chaque entraîneur
étranger, un belge doit être formé pour pallier une
défection, un départ, et pour former une génération
de grands entraîneurs. Alain Geens est le dernier T1
de l'équipe belge, cela fait bientôt 10 ans qu'il a été
remplacé par un coach étranger... Les Belges n'ont plus de rendez-vous international
important avant juillet 2011 (le championnat d'Europe
à Monchengladbach), ils ont l'occasion de recharger
les batteries, de préparer l'avenir en profondeur et
espérer se présenter au complet pour une nouvelle qualification
directe pour les JO de Londres. En attendant, place
à des championnats de Belgique que l'on voudra sereins,
passionnants et formateurs de nouveaux talents.
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18/10/09
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Concentrer la qualité
ou augmenter la base ? C’est Laurent Toussaint
qui relance le débat du passage à 8 ou 10 équipes en
division Honneur. Le journaliste du Soir s’est offert
une passage à Orée-Uccle, "le" match pour
éviter la descente. Les Merles, qui se sont complètement
déplumés dans l’entre-saison, sont passés à côté de
la montre en or et s’en retournent à Uccle avec la triste
perspective de la descente annoncée. En face d’eux,
une Orée dont l’infirmerie est pleine et qui a montré
l’étendue de ses limites, avec comme le disait son coach
Jean Willems, trop de lacunes globales. Un mauvais match,
il ne faut pas en disconvenir.
Laurent Toussaint est
habitué à voir les matches du haut du classement, et
bien évidemment, il voit tous les dimanches le meilleur
hockey du pays. Mais il oublie comment on en est arrivé
là. Cela a commencé par la professionnalisation de l’équipe
nationale. Les Red Lions ont dû faire le pas vers ce
statut pour éviter de rester bloqué entre la 12e et
la 18e place mondiale. Les conséquences sur les clubs
et sur la fédé sont grandes. Parallèlement, la direction
de la fédé a voulu renforcer les championnats. L’arrivée
des étrangers, la mise sur pied du système des play-offs,
la création des deux tranches du championnat avec 6
équipes qui se disputent le titre, ces divers éléments
ont fait que la concentration des meilleurs éléments
s’est faite vers 4 ou 5 équipes. De plus, l’arrivée
de mécènes ou de vrais chefs d’entreprise dans le monde
du hockey a accéléré le processus de cette professionnalisation.
Des joueurs reçoivent aujourd’hui de jolies sommes d’argent
pour intégrer certains clubs, des coaches sont rétribués
de façon très confortable, les clubs deviennent de vraies
PME. Et les joueurs qui ont de l’ambition se dirigent
immanquablement vers les clubs à haut potentiel. C’est
ainsi qu’il y a plusieurs années, on a vu la concentration
des meilleurs vers le fameux top 6 ou top 5 belge. Cela
s’est fait sans l’assentiment de la majorité des clubs,
et il a fallu l’assemblée générale des clubs de 2008
et 2009 pour que fussent retirés au Conseil Général
les pleins pouvoirs en ce qui concerne l’organisation
des championnats. Trop tard, le mal était déjà fait
et on assiste aujourd’hui à l’inévitable escalade vers
la professionnalisation. Des clubs – pas des moindres
– tirent la langue et disent qu’ils ne peuvent plus
suivre financièrement. L’escalade est telle qu’on est
près de voir certains monuments du hockey belge s’effondrer,
des clubs proches du dépôt de bilan et que ces clubs
appellent au secours. Hélas dans un silence relatif,
car il n’est pas bon de faire savoir que la fin est
proche, cela ne ferait qu’accélérer le processus.
Que faire ? Une réflexion
en profondeur doit être menée. A la fédé, on court désespéremment
vers le top 8 mondial confirmé. Le qualificatif argentin
est crucial. En cas de réussite, rien n’est perdu. En
cas d’échec, c’est le retour vers la 11e place et plus
bas encore, tout dépendant des résultats des nations
qui nous sont directement concurrentes (l’Inde, la Chine,
le Japon, la France et l’Irlande-le qualificatif de
Lille est pour nous d’un intérêt majeur-). A la fédé,
toutes les forces vives sont tournées vers les équipes
nationales. Les succès sont importants : les U18 champions
d’Europe, les Dames en route vers le top 6 européen,
etc. Mais les clubs sont oubliés. Au lieu d’élargir
la base et de favoriser l’éclosion à grande échelle
de talents cachés, on concentre toutes les forces vers
les structures de haute qualité. Et limiter le championnat
à 8 ou 10 équipes, c’est aller dans ce sens suicidaire.
Le championnat est la valeur sûre du hockey belge en
terme de visibilité, de développement, d’expansion.
La consolidation des clubs, leur bonne gestion est la
clé du succès. Alors, limiter le championnat à 8 équipes,
c’est concentrer encore plus les talents, c’est enlever
à ces clubs leur visibilité et leur chance de décrocher
des partenariats ou des sponsorings qui ne fonctionnent
qu’en terme de retour de visibilité. Le hockey belge
souffre de cette concentration (le fameux axe Bruxelles-Anvers)
; enlever 4 clubs au top, et on aura un championnat
qui risque de se limiter à entre Anvers et Waterloo
qui n’intéressera plus personne.
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08/09/09
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Dernier regard sur
les campagnes internationales Notre jeunesse
se porte bien. Nos Boys U18 sont champions d’Europe
et montrent que les qualités que l’on avait découvertes
en 2004 chez nos U16 sont transposables. On peut rester
à un niveau (et donc continuer à progresser) avec la
méthode initiée en 2004 et renforcée depuis lors. Cette
année, nous disposons de quelques éléments de grand
talent
qui sont promis à un avenir brillant. Et on remarque
que leurs coéquipiers peuvent s’élever à leur niveau;
c’est également une bonne nouvelle. En Girls, la progression
est significative, sans être décisive. Certes, la quatrième
place est une première, mais on n’aperçoit pas encore
ce saut qualitatif qui fait que les Belges feraient
partie du top européen. On dit la levée des U16 plus
brillante, le championnat d’Europe de juillet prochain
devra le démontrer.
La déception est venue
de Singapour où nos Boys U21 n’ont pu faire mieux qu’une
onzième place. Avec une sélection que certains ont critiqué,
il est évident que ce résultat montre où débute le trou
de nos réserves en joueurs de talent. En effet, si un
joueur des U18 ne saute pas directement en A (que ce
soit dans le noyau de base ou dans le squad), il est
purement et simplement abandonné des structures nationales.
Il faut se poser la question s’il est encore utile de
maintenir la Belgique dans les compétitions U21. J’y
reviendrai.
Les Messieurs A ont
subi une petite claque à Amsterdam. Certes, ils terminent
cinquième, et de la plus belle manière en infligeant
aux équipes qui terminent derrière eux des défaites
cinglantes. Mais l’objectif de terminer quatrième –
et de se qualifier pour la Coupe du Monde – est manqué;
et pas de peu ! L’Angleterre a balayé nos Lions d’une
manière indiscutable; les Anglais préparent « leurs
» JO et il fallait se douter qu’ils seraient à un niveau
que les Lions ne sont pas prêts d’atteindre; je vois
bien l’Angleterre finaliste de ses JO ! L’Allemagne
était l’adversaire à battre, mais ce fut manqué de peu.
On peut juste regretter que les Belges n'aient été versés
dans l'autre poule...
La compétition a permis de mettre à jour les limites
du noyau des Belges. On ne remplace pas une ligne arrière
complète du jour au lendemain. Et c’est là que le bât
blesse : la Belgique n’a pas suffisamment de réserves
pour alimenter son équipe nationale. Le trou physique,
technique, mental, structurel, est trop grand entre
un joueur international et un joueur de notre compétition
nationale. Si la réserve n’est pas préparée de la même
manière que le noyau des 18 ou 22 "A", il
ne sera pas possible à la Belgique de se maintenir au
top. Le passage par l’Argentine sera très compliqué
(il faudra sortir le pays hôte) et logiquement la Belgique
n’a pas plus d’une chance sur deux de réussir; cela
ferait alors redescendre la Belgique à la 11è place
mondiale. Un échec ne serait pas trop grave dans l’optique
d’une qualification pour les JO de Londres car derrière,
il y a du potentiel : les U18 l’ont montré. Mais ce
potentiel est limité, et là, je reviens sur la pauvreté
de nos U21. Il me semble indispensable de ne pas jeter
aux orties tous ces jeunes qui ont été formés à partir
des Provinciales. Passé les compétitions U18, ces U21
sont abandonnés et seulement repris deux ans plus tard
pour les championnats U21; entretemps, ils ont tout
oublié ! Idem pour les joueurs non retenus en U15, U16
et U18: ce sont sans doute des promesses, pas suffisantes
au moment des sélections, mais du bon "matériel"
pour le futur. Les noyaux des différentes équipes doivent
être plus larges: un jeune moyen à 14, 16, 18 ans peut
se bonifier avec le temps. Des re-sélections à ces âges
pourraient permettre de regarnir des effectifs qui s’appauvrissent
au fil du temps : un jeune extraordinaire à 14, 16,
18 ans peut tout aussi bien perdre toutes ses qualités
au fil du temps. Cela, c’est pour les Jeunes. Et
en ce qui concerne les Seniors, pourquoi ne pas mettre
sur pied une équipe nationale B qui permettrait à des
joueurs comme ceux qui ont été appelés « tard » (comme
un Audry Renaer par exemple) de garder le contact avec
le hockey de haut niveau. Et d’y intégrer les U21 pas
assez bon pour faire partie du noyau des A. Même si
ces noyaux à élargir demandent des moyens, il n’est
pas impensable d’organiser cela sans trop de difficultés.
Cela permet aussi de se constituer une réserve en coaches
belges, une race qui a tendance à disparaître avec l’appel
massif aux coaches étrangers. Il y a là un grand travail
de réflexion…
Je terminerai en parlant
de la performance réussie à Rome par nos Dames. Ce fut
la peur au ventre, avec difficulté, mais avec une combativité
exemplaire. La performance, ce fut plutôt d’avoir réussi
une préparation identique à celle des Messieurs. Il
était évident que les « belgium Panthers » avaient leur
place en division 1 européenne. Le manque d’expérience
au top a fait que la reconquête fut difficile à certains
moments. Le stress, la pression sont des éléments que
l’on arrive à dominer qu’avec de l’expérience. Nos Dames
ont une moyenne de 44 caps alors que l’équipe Messieurs
en est à plus du double: 99 caps (et si on avait gardé
les Vandeweghe, Van Den Balck, Renaer et autres De Greve,
on serait au-delà des 140). Et là aussi, la réserve de
talents est limitée. Le noyau va être élargi ; le travail
sera intensifié. Indispensable, car ce ne sont pas dans
l'immédiat les JO que doivent viser nos Dames : c’est
tout simplement le maintien en A.
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24/07/09
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Elles l'ont fait...
et après? Contrat rempli pour nos Dames, puisqu'elles
remontent, après dix ans d'absence, en division A européenne.
Elles pourront dorénavant se mesurer aux meilleures,
puiqu'elles en font partie. Contrat rempli, et budget
assuré pour pouvoir continuer sur la voie de la professionnalisation
telle que l'on connu les Messieurs ces dernières années.
Un staff de professionnels, avec une structure digne
de ce niveau, et des obligations en rapport avec ce
niveau. Les efforts consentis cette dernière année
par le groupe élargi des Dames A mérite le respect.
Tous les loisirs, des aménagements pour les études,
la vie de famille, tout a été mis de côté par ces jeunes
femmes au profit de la très aléatoire gloire sportive.
Les sourires faisaient plaisir à voir sur les visages
ce fameux 24 juillet 2009. Ils vont vite faire place
à nouveau à des visages couverts de sueur, crispés,
tendus. Oh! il ne faut pas trop vite redescendre les
pieds sur terre: laissons-leur encore un peu goûter
à ces moments trop éphémères. Elles savent ce qui les
attend. On a déjà pu le lire dans la Libre, Richards
va élargir son noyau, le perfectionner. On aura vu à
Rome où les choses doivent être perfectionnées. Et là,
ce n'est plus qu'à ces 18 joueuses d'y travailler. La
relève suit, dit-on. Mais elle n'est peut-être pas aussi
brillante qu'annoncée, déclarent certains dirigeants... C'est
à la base que doit se préparer une équipe nationale,
dans les clubs. Avec un, maximum deux entraînements
par semaine, comment voulez-vous préparer un base solide.
Avec un championnat limité à 10 équipes, avec une Coupe
de Belgique complétement dévaluée, quelle occasion offre-t-on
à nos jeunes filles d'accumuler des heures de hockey
et d'expérience. Avec un encadrement fait de coaches
qui sont toujours en activité sur le terrain et ont
donc un temps limité à offrir à leurs équipes, avec
cette structure bon enfant, familiale, est-on sur la
bonne voie? Ne laissons pas l'exploit de Rome n'être
que passager. Dans un an, les héroïnes de Rome lutteront
déjà pour ne pas redescendre en "B"; offrons-leur,
chaque samedi, chaque jour, les conditions pour arriver
à Monchengladbach pour lutter pour le top 4, comme les
Messieurs à Manchester.
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01/06/09
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Une fin de saison
sur une fausse note. C'est
enfin fini, enfin par pour tous, puisque les Messieurs
et Dames A, les Boys U21, les Girls et Boys U18, et
tous les organisateurs de l'Euro U18 de Nivelles vont
être sur la brèche pendant l'été. Avec, on l'espère,
un maximum de journalistes pour relater les hauts faits
du hockey belge. Oui, c'est fini pour les joueurs
de tous les championnats qui vont enfin pouvoir se consacrer
à d'autres sports et d'autres activités et se changer
les idées. Pour certains, cela va être l'occasion
de se poser la question de la réussite ou de l'échec
de cette année hockey; c'est aujourd'hui que les mécontents
ou les ambitieux vont pouvoir se désaffilier de leur
club et trouver mieux ailleurs. C'est ce qu'on déjà
anticipé plusieurs stars de nos championnats en signant
des "contrats" avec d'autres clubs. A la grande
fureur de certains présidents qui ne mâchent pas leurs
mots, en parlant de débauchages anormaux, de la part
de certains clubs, mais aussi et surtout -et là c'est
grave, disent-ils - à l'instigation d'encadrements d'équipes
nationales. "Les joueurs ne nous appartiennent
plus", disent certains. On n'en veut pour plus
belle preuve que cette dernière journée de compétition
où certaines équipes ont été privées de leurs internationaux.
Le grand débat qui s'annonce sera orageux.
La journée de samedi
a été consacrée à une journée de Coupe qui ne ressemblait
plus à grand'chose, la moitié des joueurs et joueuses
étant absents pour de multiples raisons. Si pour les jeunes,
ce fut une belle fête, ce fut aussi une journée programmée
à un moment où les étudiants ont bien d'autres choses
à faire que de jouer au hockey. Les examens: comment
a-t-on pu oublier cela dans la programmation? Et pour
ceux qui n'ont plus les études dans leurs occupations
principales, comment avoir programmé cette journée pendant
l'EHL, pendant d'autres tournois traditionnels et incontournables,
et... pendant des activités des équipes nationales.
A la fédé, certains sont en train de mettre en place
les
conditions pour la création d'une Ligue Pro : c'est
toute la différence entre le haut niveau (les 900 heures
de hockey par an des internationaux) et le hockey de
bon niveau (les 200 heures des joueurs "normaux").
Est-ce cela que nous voulons? Toujours est-il qu'il
faut absolument repenser le calendrier en fonction du
cadre social belge que le hockey s'est choisi,
en réfléchissant en priorité à ces 22.000 pratiquants
qui "font" le hockey belge...
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12/04/09
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Le retour aux valeurs
sûres. Il
n'est pas trop tard, mais il est temps. Les dirigeants
de notre hockey sont occupés à plancher sur les nombreuses
anomalies et autres catastrophes qui ont été générées
ces dernières années dans l'organisation sportive de
nos compétitions. L'attention a surtout été focalisée
sur l'organisation du championnat Honneur de la saison
prochaine, de façon à libérer du temps pour les équipes
nationales. Les nouvelles grilles sont plus ou moins
acceptées par les clubs, mais c'est vraiment parce qu'il
n'y avait pas moyen de faire autrement. On verra d'ailleurs
à l'usage ce qu'un calendrier aussi serré donnera, et
on jugera sur pièce de l'utilité de la nouvelle
compétition, la Coupe de la Ligue. Les clubs vont-ils
prendre le risque de jouer pour une compétition qui
n'aura pas plus de sens que la Coupe de Belgique. Les
réactions de clubs par rapport à l'ancienne Coupe de
Belgique auront été tellement décevantes pour les fanas
de hockey... Il est vrai que depuis que la révision
du système des cartes jaunes, qui voit appliquée dès
la 4è carte jaune la sanction automatique d'un dimanche
de suspension, est complètement anti-productive, et
que les clubs ont pris dès lors des mesures qui s'avèrent
négatives pour la promotion du hockey. Parmi
les décisions catastrophiques qui restent encore à corriger,
il y a la suppression des Réserves et le découplage
des matches des équipes du même club. Tous les clubs
vont dans le sens du retour à l'organisation d'un championnat
Réserves; le fait qu'une
bonne centaine de joueurs et joueuses sont condamnés
à passer leur week-end sur le banc - et donc à perdre
leur hockey - devrait faire passer de très mauvaises
nuits à certains dirigeants. Ces talents sont purement
et simplement sacrifiés sur le banc de cette mauvaise
décision. Outre le côté sportif déplorable, la suppression
des Réserves est aussi un manque en terme de vie dans
les clubs. Ces derniers sont devenus de vraies entreprises
et il sied à nos dirigeants de s'en rappeller. Dans
un club, il faut pouvoir faire la balance entre le tout
à l'équipe première et la vie du club dans son ensemble.
La décision est prise de réorganiser ce championnat
Réserves, mais en 2010: c'est beaucoup trop tard!
Cela devrait être fait pour septembre... et avec déroulement
de la compétition le samedi... Une autre gros problème est celui des équipes Juniors
(qui sont parfois les réserves de l'équipe fanion),
que l'on a déplacé au samedi après-midi (ou soir) et
qui n'arrange que très peu de monde. Personne n'a demandé
l'avis des parents qui s'occupent de ces jeunes et qui
sont parfois condamnés à jouer taxi en toute fin d'après-midi
ou en soirée du samedi. Il est temps de revenir
à l'organisation précédente, où les Juniors jouaient
le dimanche matin, les Réserves le samedi après-midi.
Et de penser aussi à répartir au mieux l'occupation
des terrains. C'est en se promenant sur les terrains
qu'on se rend compte à quel point certains terrains
sont inoccupés le dimanche, à se demander si le hockey
n'est pas en train de mourir dans certaines clubs...
L'intérêt de lire et relire les statistiques des clubs
est fondamental. A nos dirigeants de s'y intéresser. Il
reste quelques semaines, voire quelques jours, à la
fédé et aux clubs pour introduire dès cette année le
retour au championnat Réserves. Il n'y aucun problème
à faire passer ces modifications: ni technique, ni d'organisation.
Ou alors c'est à désespérer de nos capacités d'adaptation
dans une fédé qui se veut professionnelle.
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06/03/09
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Le gouffre entre
le top et les clubs. Avec
des compétitions nationales de plus en plus courtes
à cause d'un calendrier serré, je constate un écart
de performance de plus en plus grand au fil des années.
Et cela m'amène à plusieurs réflexions sur l'organisation
sportive de notre fédération.
Récemment, le staff
des équipes nationales a présenté son
programme pour les années à venir. Les joueurs et
joueuses qui veulent atteindre la qualité nécessaire
pour obtenir une place dans les noyaux nationaux doivent
arriver à un total de 900 heures de hockey par an. C'est
énorme, mais cela semble être nécessaire pour briller
en international. Et nous devons en accepter la
nécessité, cela ayant été étudié par un kern de
spécialistes au plus haut niveau de notre sport.
Ce rythme est réservé aux quelques "privilégiés"
qui font partie de ces noyaux.
A côté de cela, c'est
le grand vide. Et assez curieusement, c'est ce même
kern qui organise ce grand vide ! En effet,
les équipes nationales exigent de la place pour dérouler
leurs activités et compriment en même temps le calendrier
des autres activités, dont les championnats. Et là est
le gros problème qui semble avoir échappé à nos dirigeants.
Prenons un joueur "normal"
de division Honneur, qui fait partie du noyau de base
de son équipe et qui dispute tous les matches de la
compétition nationale. Avec une trentaine de matches
par an (22 de championnat, quelques-uns de coupe et
quelques matches d'entraînement), plus 90 entraînements
de 2 heures chacun (3 entraînement par semaine pendant
30 semaines), ce joueur de bon niveau aura presté 225
heures de hockey sur son année. Cette année, il aura
fini son championnat le 4 avril et reprendra les entraînements
au début août (pour les clubs les plus sérieux): une
interruption de 4 mois !
On mesure avec ce simple
calcul quel gouffre la fédé et ses éminences sportives
est occupé à créer entre le commun des hockeyeurs et
ceux qui ont la chance de pouvoir être intégrés aux
noyaux du top belge. Adam Commens en a fait l'amère
constatation: les nouveaux joueurs qu'il a dû intégrer
sont loin de pouvoir reproduire les prestations de leurs
prédécesseurs. Et quand on se rend compte de la situation
sur le terrain, où le système de compétition a abandonné
les Réserves, tuant une centaine de joueurs qui font
banquette sans espoir de pouvoir jouer un autre match
sur le week-end, on mesure le manque de vision globale
de cette politique.
Le salut des équipes
nationales passe par la base, par les clubs, par ses
compétitions. Il se trouve des gestionnaires qui voudraient
encore diminuer le nombre d'équipe par poule de championnat.
Et donc de diminuer encore plus le temps de jeu des
joueurs ! Alors qu'il faudrait l'augmenter ! Il est
temps de penser à redonner à nos joueurs des championnats
tout l'espace auxquels ils ont droit, simplement parce
qu'ils paient une cotisation pour une saison de hockey
qui est décrite comme allant de septembre à juin, soit
10 mois de sport ! Et pourquoi ne pas repasser à une
compétition à 14 comme je le proposais il y a un
certain temps. Comme plusieurs s'expriment dans le sens
de laisser aux clubs un plus grand espace de vie et
demandent à ce que l'équipe nationale ne les étouffe
pas (voir les
réactions à l'interview de M. Orlando et JL. Allard),
je pense qu'il faudra un fameux dialogue -équilibré-
entre toutes les parties concernées : ARBH-cellule sportive,
direction des équipes nationales (attention de bien
séparer les deux cellules!!!), clubs (direction sportive
ET direction au niveau gestion), joueurs, président
des comités concernés (arbitrage, salle, etc.). Aujourd'hui,
les structures sont bien plus complexes qu'auparavant
et on ne peut plus résumer le dialogue fédé-club à celui
entre deux personnes de bonne volonté...
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16/02/09
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La
salle est morte, vive la salle ! Il
y a un an, j'annonçais la
mort lente du hockey en salle. Cétait un titre qui
n'a pas fait plaisir au Président du hockey en salle,
Adrien Peters, mais aussi à travers lui, à tous les
fervents de ce sport. Cette année, c'est fait : elle
est morte! Ou du moins, ce sont les intentions générales
qui prévallent pour l'année qui vient. Elle sera cruciale
et il n'est pas trop tard pour éviter cette issue fatale.
Les
faits : Les équipes qui se sont alignées dans les
diverses divisions ont été très changeantes, minées
par le fait que pas mal de joueurs étaient retenus par
les stages des équipes nationales, par les examens universitaires,
et également par un manque d'engagement sportif des
clubs. La pantallonade auquel le Léopold a fait participer
la division Honneur est éloquente à ce propos. Le fait
que le calendrier qui avait été soit-disant bétonné
par l'ARBH (pour ne pas autoriser de rencontres de championnat
en plein-air pendant la salle) est passé aux oubliettes;
des matches de division nationale en salle ont été remis
(forfait) au profit de matches d'alignement en plein-air.
Dans le même temps, les jeunes ont joué un critérium
d'hiver, offrant une alternative malheureuse au détriment
de la salle. Et le plus grave, le staff du comité en
salle - Adrien Peters et Maurice Delsipech - , qui avaient
annoncé il y a un an leur départ au terme de cette saison,
ce staff n'a pas trouvé de remplaçants. Il faut dire
que personne n'en a fait de publicité. Et finalement,
un autre fait qui est un point important, les représentants
de la salle ne sont pas représentés au Conseil Général
et sont donc à la merci de tous les lobbys, passant
à la dernière place des préoccupations de notre fédération.
La
salle est en pleine expansion. Le nombre de participants
a plus que doublé en quelques années et l'organisation
des championnats est devenu une charge très lourde.
Cette organisation est toujours réalisée "à la
main" par le comité de salle et ses bénévoles,
en dehors de toute automatisation et du Bureau de l'ARBH.
La tendance de professionalisation de l'ARBH devrait
passer par la prise en charge de cette organisation
par la fédération elle-même. Cette perspective n'enchante
pas le Bureau, qui est déjà suffisamment "chargé"
de travail avec l'expansion actuelle du hockey et des
charges que le Tophockey impose.
L'arrivée
d'une année au calendrier hyper-chargé au niveau international
ne va pas arranger les choses. J'aurai l'occasion de
revenir sur ce calendrier effarant, mais une des mesures
envisagées par certains pour alléger le calendrier est
- après la dépréciation organisée de la Coupe de Belgique
- de libérer les dimanches consacrés à la salle au profit
du championnat en plein-air. Supprimer donc la salle
pour les "nationales" !
Nous
venons de vivre un week-end exceptionnel à Cambrai avec
la campagne victorieuse du Racing et un événement sportif
de haut niveau qui s'est déroulé de façon remarquable.
Les finales de salle belge (Jeunes à Mounier et Seniors
à Auderghem) ont connu un succès habituel et constituent
un des événements majeurs de notre hockey belge. Rendre
tout cela caduque n'est pas vraiment une bonne idée.
Tous les formateurs de hockey affirment haut et fort
l'importance de la salle dans le processus de formation
des Jeunes et des moins-jeunes (lire à ce sujet mon
interview
de Marcello Orlando).
En
pratique: si vous voulez reprendre la salle (et
je vous préviens, c'est un fameux boulot!), manifestez-vous!
si vous ne voulez pas que la salle soit mise entre parenthèse,
manifestez-vous! si vous avez des idées en ce sens,
manifestez-vous ! Ne la laissez pas mourir, ne laissez
pas vos représentants décréter sa mort... manifestez-vous!
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08/01/09
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346.966 fois
merci ! A
l'aube de cette année 2009, je ne puis à nouveau que
vous remercier de votre fidélité accrue à okey.be. En
effet, vous
avez été deux fois plus nombreux que l'année
2007 à venir vous informer de l'actualité hockey
de notre beau pays, et à visionner mes photos d'aussi
belles rencontres de notre sport du stick.
Je remercie
tous ceux qui ont marqué leur intérêt à okey.be, qui
m'ont envoyé leurs avis et leurs compliments sur mon
site qui, comme le soulignait plusieurs d'entre vous, "se veut le chantre du parler vrai".
C'est ce que je voulais, faire de la communication vraie,
sans langue de bois, sans cacher ce que certains ne
veulent pas entendre ou voir dévoilé, et dire tout haut ce que tout le
monde pense tout bas. Je remercie aussi mes partenaires
qui ont rendu le côté technique et pratique du maintien
de ce site possible. Je les remercie d'autant plus qu'ils
sont venus de leur propre chef me soutenir, car ils
sentaient le bien-fondé du site; leur sympathie, comme
celle de tant d'entre vous qui m'ont envoyé des courriers,
m'encourage à persévérer dans ce fastidieux travail...
qui est aussi une fabuleux plaisir.
Pour certains
d'entre vous, cela n'a pas toujours
été évident de parler, et ils ont parfois même préféré
ne pas toujours répondre à certaines interviews de peur de subir
après coup les conséquences de leurs paroles. Je peux
vous assurer que ces personnes ne subiront pas ces prétendues
fâcheuses
conséquences, car tout aussitôt, leur défense serait
prise, ne fût-ce que via les colonnes de ce site ou
d'autres sites... Car, et c'est une chose dont je
suis assez content, le site okey.be est lu partout,
à tous les niveaux, les avis qui y sont émis sont discutés,
évalués, et parfois suivis d'effet, même si cela prend du temps.
Je remarque aussi que okey.be devient une référence,
et que, tout comme be-hockey ou hockeybelgium, ce qui
y est écrit est utilisé par nos dirigeants comme source,
comme référence. C'est bien le but de mon site : susciter
la réflexion, la discussion, servir de référence pour
d'autres en montrant ce que certains peuvent réaliser.
Le terrain de Hoegaarden, la politique salle de Namur,
la fondation du club de Koksijde, le succès de l'équipe Messieurs,
sont autant d'exemples récents qui doivent servir à tous.
Je
relisais mes éditos de l'année passée, et je mesure
ce qui a été fait, mais aussi ce qui reste à faire.
On est dans une année d'élection présidentielle; je
pense qu'il serait bon au futur candidat de s'inspirer
de quelques-unes des interventions qui sont parues dans
ces éditos, et qui m'ont été soufflées par beaucoup
d'entre vous, pour entamer une nouvelle législature
fructueuse. La vie en harmonie de toutes les catégories
de joueurs et de clubs de notre fédération doit
pouvoir se faire, pour le bien de toutes et tous.
2009
sera une année à nouveau riche en événements. Avec pour
nos équipes nationales une foultitude d'activités. Une
année post-olympique qui sera sans doute difficile,
mais passionnante pour nous tous. Et pour tout le reste
de nos équipes et de nos clubs, des écureuils aux Ladies,
des tas de petites et grandes aventures passionnantes,
que, je l'espère, chacun et chacune pourra vivre dans
les meilleures conditions et en toute sécurité, dans
la meilleure des ambiances.
Bonne
année à tous mes visiteurs, et aux autres qui ne sont
pas encore venus sur okey.be...
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Mes anciens éditos du deuxième semestre 2008 cliquer
ici Mes anciens éditos du premier semestre 2008 cliquer
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