Il l’a annoncé, il se retirera de l’équipe première du Léopold en fin de saison. Après le retrait de John la saison passée, Arthur Verdussen -33 ans- raccrochera le stick après 18 saisons en division Honneur. Il est le dernier de la famille Verdussen encore présent sur le terrain et il faudra attendre quelques années avant de revoir le nom d’un Verdu être allongé sur une feuille de match.
Au Léo à 4 ans
Dans la famille Verdussen, on est au Léopold depuis des décades. « J’ai commencé le hockey à 4 ans et j’y ai fait toutes mes classes jusqu’à entrer en équipe première vers l’âge de 15 ans. J’ai aussi fait toutes les équipes nationales de jeunes et j’ai eu 3 sélections en A avec Marc Lammers. Ma philosophie est celle de Cédric Deleuze qui a sorti cette phrase : 100% pro et 100% festif. Cela m’a valu de ne pas être repris au Mondial U21 en 2012; on m’a pris la main dans le sac avec une bière à la main après un match (sourire). » Brillant attaquant, virevoltant, toujours à la bonne place quand il le faut, il n’en veut pas au coach qui ne l’a pas repris. « Je respecte les Red Lions qui ont appliqué cette manière de vivre et je suis à 100% leur supporter. Mais j’ai cette philosophie de bien vivre ; d’ailleurs, quand on vient au club ou quand on s’y engage, on trouve cette fraternité, cette amitié sur et en dehors du terrain. Tous ceux qui sont au Léo vous le diront.«
Un seul titre et des buts
En 18 saisons, Arthur Verdussen n’a récolté qu’un seul titre de champion de Belgique. « Oui, c’était contre le Bee. Un fameux souvenir mais c’est vrai que c’est peu ; par contre, on a eu beaucoup de play-offs. Et on a décroché des présences en EHL : la première qualif en EHL fait partie de mes meilleurs souvenirs et c’est d’ailleurs pour ce ticket que je mets le but en or contre le Racing. »
Il a aussi mis deux buts lors de ce match pour le titre contre le Beerschot et un but contre Vincent Vanasch en EHL lors du match contre Oranje-Rood. Un buteur-né. « Oui, je crois que j’ai de la chance, je me trouve à la bonne place. On m’a dit que j’étais le joueur des grands moments et c’est vrai que j’aime beaucoup les matchs à enjeu et où il y a du monde. Mais je ne veux pas absolument être incontournable dans l’équipe à partir du moment où on intègre des jeunes ; j’ai toujours aimé transmettre et former en donnant des conseils.«
Aux shoot-out
Un des mauvais moments qu’Arthur a connu est assez récent : la fameuse finale contre la Gantoise de la saison passée. « C’était aussi un incroyable moment. On revient à égalité à la dernière minute de jeu et on va aux shoot-out où on est battu. C’était cruel alors que je pensais qu’on était bien repartis. Mais le pire moment de ma carrière, ce furent ces finales perdues contre le Dragons où on perd au total des deux matchs 10-1.«
Peu de bobos
En un peu moins de 30 ans de hockey et 18 ans en DH, Arthur n’a pas connu beaucoup de contretemps physiques. « J’ai plutôt été épargné. Une main et un pied cassés, deux commotions. Pas de gros bobos donc. Mais que de plaisir ! »
Plus de Verdus
Avec le départ d’Arthur en fin de saison, il n’y aura plus le nom Verdussen sur le terrain de DH. « Il y a encore mon père qui est président général du Léo, mais c’est vrai qu’il y aura un trou pendant quelques années. On a Basile, le fils de John, qui a 10 ans et Bill, mon fils, qui a 6 ans. Mon autre frère n’a eu que des filles. » Mais il y aura encore te toujours cette marque Verdussen qui planera au-dessus du parc Bruggman…













