Suite de la première confrontation en Dames racontée dans l’article précédent.
Christophe Moraux est le coach principal des Messieurs du Léopold, Gaëtan Dykmans est joueur du White Star et coach des Dames du Waterloo Ducks. Léo-White en Messieurs les ont rapproché dimanche à Roosdaal.
Aujourd’hui l’analyse des Messieurs
Le titre pour Christophe
Le Léopold a survolé le championnat en ligne. Invaincu pendant les 4/5e de la compétition, il s’est un peu laisser aller pour les derniers matchs : le boulevard d’avance et la volonté des dernières équipes qui devaient -elles- à tout prix gagner a donné un petit coup de mou aux Ucclois. « A part pour nous, le championnat a été assez partagé avec des résultats dans tous les sens et pas une équipe qui ne pouvait battre l’autre. On ne s’est jamais inquiété de la fin de notre championnat. Un championnat encore plus fort que les années précédentes. Même le dernier des 8 a donné du fil à retordre aux meilleurs. » Effectivement, et l’impression générale est que la technique du hockey en salle est de plus en plus intégrée par les équipes et leurs coachs. Le championnat belge n’est pas encore le meilleur européen mais il rejoint doucement les spécialistes que sont l’Autriche, la République Tchèque, la Pologne, l’Allemagne étant encore au-dessus du lot avec les Pays-Bas.
La demi-finale Messieurs du Léopold contre Namur a mal débuté pour les Ucclois : « Namur était bien en place, c’était notre match le plus difficile de ces play-offs. Est-ce le stress qui nous a touché ? On doit gérer cette pression de 5 années de play-offs et de titres. Ce n’était en tout cas pas notre meilleur match de la saison. Comme d’habitude, c’est Sim (Philippe Simar) qui nous a mis à l’aise avec 3 buts. La différence avec Namur aura été notre expérience; on sait qu’on va avoir des matchs difficiles et on a appris à laisser passer les moments durs et gérer cela avec calme. » Avec comme résultat un 5-4 quelque peu serré et une belle résistance de Namur, une équipe qui revient solidement vers le top qu’il avait quitté il y a quelques années.
La finale était celle attendue par la majorité des observateurs. « Le White Star est une belle équipe, qui a fait un bon second tour et qui arrive en forme au bon moment. Je prévoyais un match pas facile mais finalement on a vu un très grand Léo et on a joué à la perfection. Et il ne faut pas oublier que le White avait battu l’Amicale en demi; c’est tout de même une référence.«
La défaite pour Gaëtan
Capitaine du White Star, Gaëtan Dykmans a connu une saison en deux teintes. « Notre premier tour a été mauvais. On a même été avant-dernier au classement. Il y a eu pas mal de changements par rapport à la saison passée. Marco Moretto est parti jouer en Espagne et Greg Gucassoff nous a quitté : ça fait une défense super qu’on perd. Il y a aussi Nicolas Bogaerts qui a été appelé en Red Lions outdoor. On a gagné Harald Marquet qui a pu faire toute la saison, un bel apport. A l’interruption, on s’est remis en question et finalement, on ne perd qu’un seul match après Noël. On mérite ces play-offs.«
La demi-finale fut d’une très belle facture. Les deux équipes se sont tenues de près. « Oui, c’était très serré, on a eu des actions en première mi-temps qu’on ne met pas. Mimi (Jeremy Gucassoff) arrête un stroke. On a mené tout le match mais cela nous a coûté beaucoup d’énergie. On a su garder notre avance.«
La finale s’est terminée sur un score de 8-1. « On prend un but et heureusement, on égalise rapidement. On a essayé de tenir le 1-1 mais on n’a pas tenu le coup. Le Léo a vu qu’il fallait nous faire courir. Et après la mi-temps, ils sont passés au-dessus techniquement, tactiquement et physiquement. » Il est vrai que le White a évolué à 8 joueurs en faisant tourner assez peu. « Ca nous a réussi en demi-finale, pas en finale. On est frustrés du score et de ce qu’on a montré aux spectateurs et aux supporters. »
Reste que Gaëtan Dykmans a enfilé deux rencontres de suite : comme coach pour les Dames du Watducks et comme joueur avec le White ; lourd. « Oui, c’est vrai, je perd beaucoup d’influx nerveux mais physiquement, ça ne joue pas. Je me soigne avec une bonne nutrition, une bonne hydratation et j’ai beaucoup d’expérience. Quelques instants après le début de mon match comme joueur, l’influx est revenu et le match du Wat’ est oublié.«













