Oui, ce sera comme d’habitude le Léo’ et le Wat’… A moins que.
Incertitude complète
Les demi-finales de division Honneur Dames et Messieurs ont lieu ce samedi à Roosdaal dans la salle du complexe sportif Belleheide Center Omer de Vidtslaan 52 à 1760 Roosdaal. Les tickets sont en vente ici.
Comme à chaque fois, c’est la complète incertitude quant au vainqueur final dans les deux play-offs. Malgré le championnat en ligne, on remet tout à zéro, à part peut-être les cartes qui restent comptabilisées. Et comme d’habitude, les équipes se sont arrangées pour être (enfin!) au complet pour ce week-end d’apothéose. Ainsi qu’on l’a connu les saisons précédentes, il va falloir compter sur des détails, sur des shoot-out bien ou mal tirés ou sur l’un ou l’autre incident, pour connaître les champions. On repart de zéro, chaque équipe arrive au sommet de ses capacités. Et bien sûr l’expérience va compter. Là, le Léopold, 4 fois champion d’affilée, et le Waterloo Ducks, 4 fois également, ont pu faire parler leur expérience. Sauf que…
Dames
Sauf que cette année, c’est le Wellington qui a survolé la compétition et a montré bien plus que des possibilités de décrocher le titre : il est bien le favori. Un statut pas si simple à gérer comme le confirme Marie Ronquetti : « C’est toujours difficile d’avoir le statut de favori. Mais nous avons bien travaillé. Nous sommes prêtes pour tous les scénarios possibles. Si on joue notre jeu, il n’y aura pas de problème. Mais il faudra être concentré dès la première minute. » Le Well aligne 6 internationales et aura le privilège d’inaugurer les demi-finales ce samedi. « Cela nous permettra de voir notre futur adversaire à l’aise après notre match. » Si bien sûr le Well bat le Léopold, ce qui est une autre paire de manches. Du côté du Léopold, on se souviendra avoir titillé le Well avec une défaite de justesse 5-6 tout en ayant pris une leçon au match aller perdu 1-5 : le Léo n’a rien à perdre.
Le champion sortant pense d’abord à sa demi-finale contre l’Antwerp. Gaëtan Gykmans se trouve à la tête d’une nouvelle équipe : « On a eu 4 départs de joueuses très expérimentée du noyau des championnes. Le début de notre championnat a été bancal, on a intégré de nouvelles jeunes et j’ai dû adapter la structure en changeant des joueuses de leur place habituelle. Je m’attends à une demi-finale tendue et différente de la saison passée. L’Antwerp a des joueuses d’expérience et ce sera costaud. Je fais confiance à mes internationales et ex-internationales. » Le Wat’ peut compter sur 5 internationales : Daphné Gose, France De Mot, Margaux Coudron, Charlotte Vander Gracht et Viviane De Jonghe qui ont été en coupe d’Europe des Nations, mais aussi sur Lisa Hubin qui était réserve ou Nahia Balon-Perin qui a mis sa carrière internationale entre parenthèse pour ses études.
En face, l’Antwerp présente un noyau également expérimenté. Bertrand Lodewijckx est optimiste au vu du déroulement du championnat : « On termine en pleine confiance avec l’objectif d’avoir été rapidement dans le top 4 et d’avoir terminé par 4 victoires. On a de la qualité, de l’expérience avec des joueuses comme Laurine Delforge ou Luka Van Vossole; on est ambitieux. On doit imposer notre jeu alors que c’est le Watducks qui a la pression sur les épaules. Si on a l’attitude de vouloir devenir champion, tout est possible.«
17.00 Wellington-Léopold et 18.15 Waterloo Ducks-Antwerp
Messieurs
La soirée sera chaude. Le Léopold arrive à cette demi-finale avec un groupe enfin complet. Christophe Moraux : « Tout le monde va bien, les blessés sont de retour et on est vraiment au complet; ce sera la première fois cette saison. On n’a pas eu de problème pour se qualifier tout en faisant tourner l’effectif et en intégrant trois jeunes U19 dans le noyau : du côté de la formation, on a réussi notre saison. On assume le rôle de favori et on va essayer de décrocher notre 5e titre d’affilée. Mais ce ne sera pas facile et le passé l’a démontré. Rien n’est jamais facile. On ne se dit pas que ce sera facile et on a pas peur d’aller affronter nos adversaires. On connaît les forces de Namur et à nous de contrer ces points forts. » Un Namur qui revient au top après avoir connu ses heures de gloire il y a une décennie. Et qui peut et veut créer la surprise. Il faudra détraquer la machine uccloise : pas facile.
Le White Star et l’Amicale Anderlecht ont connu un championnat assez similaire : un tour excellent, un autre décevant. Gaëtan Dykmans a connu une frayeur : « On a eu un premier tour catastrophique; début 2026, on était au pied du mur et cela nous a boosté. L’Amicale a fait l’inverse. Ce que je sais de cette rencontre, c’est qu’il y aura des buts et qu’il faudra jouer jusqu’au bout. Tout dépendra de la force du moment. Ce sera en tout cas très excitant. »
Gaby Garreta reconnaît que son équipe a commencé à l’envers par rapport aux autres saisons. « Après les vacances, cela n’a plus fonctionné. On a eu des absents au point que j’ai dû moi-même monter au jeu. Il est vrai que je me suis soigné, bien entraîné, perdu des kilos. Mais pour les finales, c’est mon équipe qui sera là et moi au coaching (rires). On a fait un très bon match contre le Léo, l’équipe s’est bien entraînée cette semaine. On a évidemment perdu des joueurs il y a deux ans et on a intégré des jeunes l’année passée; c’est la même équipe cette saison, mais avec un an de plus au niveau jeu. Malheureusement, on a perdu Tiago De Sousa qui s’est blessé au début de la saison. La seule chose à laquelle il faudra faire attention, ce sont les cartes jaunes. On a 3 joueurs avec 2 cartes et ils risquent de rater la finale. Mais c’est la même chose en face. Cela peut avoir une grosse influence en finale.«
En tout cas, ce seront des rencontres passionnantes…
19.30 Léopold-Namur et 20.45 White Star-Amicale Anderlecht













