Si certains en sont encore à douter de l’importance à donner à la compétition de hockey en salle, les pratiquants n’ont eux aucun doute quant à la valeur de ce sport.
Mauvaise période
La compétition de salle se déroule entre la fin novembre et le début mars dans un créneau laissé libre par le championnat outdoor (en plein air). Mais cette période comporte aussi les fêtes de Noël (et ses vacances) et les examens universitaires. Il y a également pour les équipes nationales des périodes de stage organisées dans des régions plus clémentes au niveau du temps et des sessions de Pro League. Les compétitions nationales doivent également tenir compte des coupes d’Europe et du Monde en salle, que ce soit au niveau des équipes nationales ou au niveau des clubs pour l’Europe. A rajouter à cela le besoin pour certains de souffler et aux autres de préparer la seconde partie des championnat outdoor, préparation qui dure souvent un mois, tout comme celle du mois d’août. Le championnat salle est donc étranglé par un calendrier surchargé et n’a d’ailleurs pas l’occasion d’être préparé correctement par manque de salles permanentes disponibles et par le fait qu’il débute à peine deux semaines après la dernière rencontre outdoor.
Et pourtant +13%
Et pourtant, les statistiques sont bel et bien là : la salle continue à progresser au niveau nombre d’équipes inscrites. Au niveau global, il a dépassé les 13% d’augmentation par rapport à la saison précédente. La croissance est surtout marquée pour les U7 à U12 et pour les adultes qui jouent le week-end. ET ce qu’il y a de spectaculaire, c’est que la croissance est surtout important en VHL : 23% pour seulement 5% en LFH.
Voici les chiffres en détail
| Catégorie | LFH | VHL | Total |
| U7-U12 | 15% | 28% | 21% |
| U14-U19 | -3% | 19% | 7% |
| Adultes_(WE) | 6% | 58% | 17% |
| Adultes_(Sem.) | 8% | 11% | 9% |
| total | 5% | 23% | 13% |
S’il y a encore des clubs qui ne participent pas aux championnats indoor (10 en VHL et 8 en LFH), 6 ont rejoint la discipline : 4 en VHL et 2 en LFH. Cela fait tout de même près de 90 clubs qui goûtent à la discipline.
Terrains +25%
Pour cette saison, il y a eu 9 terrains supplémentaires installés pour un total de 35 : 15 en LFH (dans 12 clubs) et 20 en VHL (dans 10 clubs). La nouveauté au niveau des terrains est l’installation de dômes (5 pour le moment) qui permettent de placer deux terrains côte à côte, avec des tribunes et un bar ; l’expérience semble concluante et démontre, par l’achat de ces bulles par les clubs concernés, qu’ils ont placé leur confiance dans l’indoor à un objectif de minimum 10 ans.
Un premier bilan
Justine Mahiat, responsable de l’indoor à la Fédé, remarque l’effet positif de l’aménagement du championnat jeunes : « On a supprimé les deux rencontres par journée de compétition qui entrainaient de longues journées et de l’attente parfois longue entre les rencontres ; on a dorénavant une seule rencontre de 4 fois 15 minutes par journée. L’autre effet qui a favorisé l’augmentation inattendue pour nous du nombre d’équipes inscrites est l’augmentation du nombre de salles éphémères : les équipes sont chez elles, peuvent s’entraîner à leur convenance et sans limite, dans leur club. Ils jouent chez eux, un plus pour la vie de club. »
Les dômes ont fait leur apparition. « Oui, il y a plus de place, le confort est bien meilleur que dans les tentes, il y a moins d’humidité et la température est très correcte. Certains clubs avaient déjà prévu des ancrages dans leur terrain outdoor, ce qui n’abîme pas l’environnement. Les clubs qui ont acheté ces bulles l’amortissent sur 20 ans et cela coûte moins cher que les tentes. »
A égalité
Justine Mahiat constate une égalité entre les deux Ligues au niveau du nombre d’inscrits en jeunes. « On voit que la différence entre les deux Ligues s’est gommée, ce qui est une très bonne chose. On n’a pas encore de clubs de VHL qui investissent en Indoor comme le font des clubs comme le Léopold en Messieurs ou le Watducks en Dames, même si certains clubs arrivent tout doucement vers le haut ; on a eu par exemple le forfait des Dames du Dragons. » Les obligations des internationales semblent encore et toujours handicaper certaines équipes.
Succès du championnat Loisirs
Deux catégories de Seniors remportent un succès appréciable. « Tout d’abord l’Open League qui joue le dimanche où nous avons réuni 12 équipes Dames et 6 Messieurs. Ensuite les équipes loisirs qui jouent en semaine et où le succès est remarquable. La réorganisation et le fait de jouer à domicile, une semaine sur deux, a été très apprécié. »
Les finales seniors ont été bien suivies, avec un décalage des demi-finales qui ont été jouées le samedi soir pour permettre aux jeunes de venir voir leurs aînés. « C’était une demande des clubs et nous y avons eu effectivement plus de jeunes. »
Evolution vers le haut
Les résultats des clubs belges à l’international ont de quoi satisfaire la patronne de salle. « Le Waterloo Ducks est championne d’Europe ; le Léopold le fut l’année passée. Ce sont des résultats qui impressionnent. On en est fiers ; on voit que tout le monde travaille et investit pour aller vers le haut. Les efforts de clubs paient. Et quand on voit que les jeunes s’entraînent fort et que leur niveau se bonifie avec les années, on a de quoi être heureux et optimistes. »
L’encadrement des clubs se professionnalise tout doucement, mais il n’existe pas encore de formation spécifique organisée au sein de la Fédé. « On n’en a pas encore parlé mais ce serait un plus et on peut y réfléchir. »
Bref, tout semble aller de mieux en mieux pour la salle.. sauf dans les médias, malheureusement.













