Ils ont connu la victoire et le titre, et la défaite. En un week-end, Gaëtan Dykmans et Christophe Moraux ont chacun remporté un titre et également perdu en finale. Un destin croisé où l’un et l’autre étaient opposés dans les deux finales de dimanche.
Christophe Moraux est le coach principal des Messieurs du Léopold et a secondé Dorian Thiéry en Dames du même club. Gaëtan Dykmans est joueur du White Star et coach des Dames du Waterloo Ducks. Léo-White en Messieurs et Watducks-Léo en Dames les ont rapproché dimanche à Roosdaal.
Aujourd’hui l’analyse des Dames
Le titre pour Gaëtan
Le Wellington a survolé le championnat en ligne alors que 3 autres équipes se qualifiaient pour le top 4 dès avant la trêve de Noël. « Oui, c’était un championnat à deux vitesses avec les 4 derniers qui ont dû se battre jusqu’au bout pour éviter la descente. Pratiquement avant Noël, le trou était fait et à la 5e journée, tout était mathématique. C’était râlant pour le suspense, pour le public et pour moi aussi. Le seul truc amusant, les 2e, 3e et 4e ont été à égalité de points (25) jusqu’à la dernière journée et ont dû batailler pour éviter la 4e place. C’était notre cas et cela nous a tenu en rythme alors que le Well a pu souffler. Et je me demande si cela n’a pas joué contre elles.«
En demi-finale, le Watducks rencontrait l’Antwerp avec un bon paquet de bonnes joueuses : « On débute bien, avec des bonnes connexions, une équipe sérieuse. L’Antwerp est longtemps resté dans le match; c’était 2-2 à la mi-temps. On est resté calmes, appliqués et on est passé au-dessus progressivement. L’Antwerp a très bien joué mais notre expérience a sans doute fait la différence. On a un gros banc et on a tourné à 9 et 10 joueuses : on n’était pas trop fatigués après cette demi.«
La finale n’était pas celle attendue, le Wellington se faisant surprendre par le Léopold. « J’ai dit aux filles que si le Léo a pu battre le Well, il pouvait aussi nous battre. Je pensais bien que Dodge (le T1 du Léopold Dorian Thiéry) allait nous faire le coup de la demi-finale en jouant bas. Et il ne fallait pas prendre de pc, leur arme favorite avec leurs contre-attaques. Le Léo a joué bas, on a fait le jeu et on a ce coup de bêche plafond de Daphné (Gose) qui nous met bien. Paf, on prend un pc et une carte, tout est relancé. Le Léo à 4 (avec une carte jaune) parvient à prendre l’avance (à deux reprises!). Le tournant du match, c’est ce stroke que Vivi (De Jonghe) arrête et qui nous tient dans le match. On revient à 3-3 et puis le Léo prend des cartes et on en a profité. Et Vivi a encore arrêté un nouveau pc. » Un match serré, très tendu et sur l’arbitrage duquel Gaëtan Dykmans ne se prononce pas. La feuille de match est tout de même éloquente avec 4 jaunes et 2 vertes pour le Léo, pour une jaune (4′) au Watducks. Les championnes sortantes ont certainement mérité leur titre mais le Léopold a montré des qualités et une tactique de jeu efficace : il a surpris le Wellington qui jouait avec 6 internationales et a fait plier l’autre partie des Indoor Red Panthers.
Quant au championnat, le T1 du Wat’ constate que la qualité du jeu augmente d’année en année. « Dommage cette différence entre les deux parties de la division. Mais le final était amusant.«
La défaite pour Christophe
Dorian Thiéry est le T1 des Dames du Léopold, c’est lui qui a mené ses joueuses en finale du championnat de Belgique après une déjà très belle saison en 2025. Il n’était pas présent pour la première journée de compétition et c’est Christophe Moraux qui l’a remplacé. « Cela s’est bien passé et Dodge m’a demandé si je pouvais l’aider; j’ai accepté et on a pris du plaisir à gérer l’équipe. » L’objectif des Dames du Léo était de confirmer la saison précédente. « On a bien commencé contre le Pingouin et puis on a battu le même jour le Watducks. C’était important car on avait vraiment bien joué et ce 6 sur 6 a déterminé la suite de notre saison. »
La demi-finale se jouait contre l’ogre du Wellington et ses 6 internationales. « On a joué avec nos armes, avec un bloc défensif bas et nos contre-attaques. On a un pc piquet et une balle sortie sur la ligne. On a eu un peu de chance. » Il faut dire que le Léo a obtenu 3 pc et les a inscrit tous les 3. « C’est une exploit contre ce Well qu’on peut comparer au Léo masculin. On a quelques joueuses de niveau de l’équipe nationale comme Noa, Ophélie, mais on avait en face deux moitiés de l’équipe nationale.«
La finale était en principe assez déséquilibrée. Avec un Watducks revenu au meilleur niveau, les Uccloises ne devaient pas être un gros obstacle pour le titre. C’est tout le contraire qui s’est passé. Avec en plus un arbitrage qui, de l’avis général, n’a pas été favorable au Léo. « Je ne veux pas en parler. Les arbitres comme tout le monde peuvent se tromper. Ca arrive. L’arbitrage en général a été bon et ce week-end, ce fut excellent. » Le Léo a été devant à deux reprises au cours de la rencontre. « Le Wat’ a profité de certains moments où nous étions en infériorité numérique mais ça se joue à peu. On craque un peu en fin de match mais le Wat’ mérite son titre : il faut rester sportif et le reconnaître. De notre côté, on s’est adapté face aux équipes fortes. Et on n’a pas fait les malins contre les autres. Pour le championnat, on a vite vu le top 4 se dessiner ; le Victory a pu faire illusion un moment. En général, il n’y a pas eu de grosse différence entre les équipes. Et l’arbitrage a été bon, avec un groupe de 10-12 arbitres qui se sont bien débrouillés.«













