Elle n’y croyait pas (lire hier), mais elle a bien remporté le Sifflet d’Or 2026.
Magali Sergeant remporte le trophée avec 203 points devant Thibault Bigaré 198 et Lucien Vanderborght 170.
Du chemin à faire
Surprise et exprimant le fait que d’autres arbitres auraient pu remporter ce trophée, elle estime qu’elle a encore du chemin à faire : « Il y a meilleur que moi. Oui, j’ai fait un bon chemin au niveau international mais il y a encore beaucoup à faire. » Magali Sergeant a arbitré une finale du championnat d’Europe et est désignée cette année pour la Pro League. Sa présence en division Honneur Messieurs a été remarquée. « Oui, cela s’est plutôt bien passé. Certes, ce n’est pas toujours facile de les gérer surtout quand cela monte dans l’expression des émotions. S’ils comprennent ce que l’on fait et qu »on leur explique, cela va. Oui, le dialogue est important; on ne nous apprend pas cela mais cela dépend des personnalités et en tout cas, pour moi, c’est le cas.«
Sensible
Parmi tous les arbitres de DH, Magali Sergeant est plutôt sensible aux retours et aux incidents de terrain. « Ca m’arrive de mal dormir pendant 2-3 nuits s’il y a des trucs qui me restent dessus. Mais je suis à l’aise avec tout le monde. Je connais les joueurs qui ont des caractères un peu plus expressifs et j’essaie de les calmer directement. On forme des duos avec pratiquement tous les arbitres et on connaît nos forces et nos faiblesses respectives; cela se passe bien. On a nos oreillettes et je parle beaucoup, des petits trucs; la communication entre nous est importante. L’oreillette est un gros plus pour nous. On a briefing avant le match pour s’accorder, pour être sûrs qu’on est sur la même longueur d’onde, pour voir ce qu’on attend, ce qu’on ne veut pas.«
En semaine
Après le match, il y a le débriefing et surtout en semaine, la vision des matchs sur Hudl, la plateforme qui met à disposition les images des rencontres. « Ca me prend du temps de revoir tout cela, de réévaluer les phases qui ont posé problème. L’année passée, j’ai été beaucoup coachée, cette année une fois. Le coaching est intéressant bien sûr; il y a toujours à apprendre.«
Les JO
La suite des aventures de Magali est prometteur. Elle est déjà dans le panel Pro League. Quand on lui parle de JO, elle est prudente. « On verra bien, il y a tellement de facteurs qui interviennent. J’ai encore du boulot pour y arriver. Physiquement, psychologiquement, il y a de quoi faire.«
Trop modeste Magali ! Mais décidée et engagée…
La salle aussi
Magali Sergeant est également engagée en salle. Tous les arbitres outdoor ne s’engagent pas à siffler en indoor. « Bah, il y a Tommy (Croese), Laurent (Dooms), Big (Bigaré), Nelson (Reinhard), Mika (Pontus), on est plusieurs. Il y en a qui aiment pas, moi, ça m’aide. Le terrain est plus petit, ça va beaucoup plus vite, on est proche des joueurs. L’interaction est différente. Il faut prendre des décisions plus rapidement, il y a beaucoup plus de détails.«
Jamais fatiguée de s’engager pour son sport, pour sa spécialité…












