Il était T1 de l’équipe Dames de Cambrai et il revient en Belgique après deux saisons à leur tête. Et il s’est fait remarquer en état nommé meilleur entraîneur du championnat français féminin.
Les Etoiles
C’est au Touquet qu’a eu lieu le week-end passé la remise des Etoiles du hockey de la FFH, la fédération française de hockey. Parmi les catégorie, celle du meilleur entraîneur des Elites féminines a été remis à David Van Rysselberghe. L’ancien gardien des Red Lions, devenu entraîneur notamment à l’Old Club, a connu deux saisons exceptionnelles à Cambrai.
Un coup de coeur
« J’ai été contacté par hasard pour coacher les Dames de Cambrai. C’était quelque chose de nouveau pour moi, un nouvel environnement, une découverte et une sortie de Belgique. J’ai trouvé un cadre tout à fait différent, avec de longs déplacements. En Belgique, on se plaint quand on doit aller à Bruges : c’est loin. Les clubs de la division Elite sont autrement éloignés, il y a Lille et Paris qui ne sont pas trop loin, mais il y a aussi Lyon, Bordeaux. Pour disputer des rencontres de championnat, on part en camionnette à 5 heures du matin. Moi, je partais de chez moi à 2 heures du mat… On est toujours partis de nuit. On voyage loin, en TGV ou en bus.Et puis, il faut aussi tenir compte des retards de train…(sourire). Cela crée une atmosphère de groupe et familiale et on profite du temps de voyage pour partager. C’est comme en coupe d’Europe où on part 6 jours : on crée une énergie. et on est en famille, sur et en dehors du terrain.«
Championnat plus light
Le hockey français féminin n’est pas connu pour son niveau exceptionnel. L’équipe nationale est 16e mondiale et les clubs sont seulement 9e européens. « De là à dire que le championnat est plus light que le belge, je ne le dirais pas. C’est un beau championnat et je l’ai vécu pendant deux ans. En France, les jeunes montent très vite en Elite. Il y a donc une belle progression de nos jeunes qui forment une bonne base pour le futur. » Effectivement, le championnat Jeunes manque cruellement de catégories et d’équipes. La France a été aidée ces dernières années en acceptant des transferts de Françaises dans nos championnats. Il y a eu un retour vers la France puis à nouveau des arrivées en Belgique. Pare contre, pas de mouvements vers la France de Belges sauf celui de Juliette Hardy qui joue à Paris.
Du travail
La France copie quelque peu la manière de travailler des clubs belges. « Le hockey français est sur la bonne voie. Mes filles de Cambrai ont 3 entraînements par semaine plus le match du dimanche; elles travaillent dur et je les ai vues aller au charbon comme j’ai rarement vu ça en Belgique. Elles n’ont rien lâché dans ce championnat très disputé. » Cambrai a été éliminé de la course au titre en demi-finale et aux shoot-out.
Distinction
David Van Rysselberghe a reçu l’Etoile française de meilleur entraîneur en Elite féminine à l’issue d’un vote de ses pairs. « Je ne sais pas comment c’4’est arrivé. J’ai été surpris et content d’avoir cette reconnaissance : on est mieux jugé à l’étranger que chez soi en Belgique; je dédie en tout cas cette récompense à mes joueuses.«
DVR revient en Belgique la saison prochaine où il sera T1 des Dames de la Rasante; un retour dicté par les aléas de sa vie familiale. « C’est évidemment un voyage à chaque fois de rejoindre Cambrai puis les matchs de championnat. Mais c’est sûr, j’y retournerai !«













