Du Bronze au goût doré. Après la cruelle désillusion de la demi-finale, visiblement influencée par des décisions arbitrales, les Red Panthers ont parfaitement rétabli la donne en décrochant une médaille qu’elles voulaient absolument ramener à la maison. Certes au terme d’une rencontre très tendue et face à une équipe qui vaut mieux que cette 8e place au classement mondial. Le hockey développé par l’équipe d’Adam Commens est arrivé à maturité et on peut dire aujourd’hui que la Belgique peut rivaliser avec les meilleures dans un tournoi à enjeu.
Une défense forte
Même avec deux gardiennes qui tournent (un système qui visiblement fonctionne correctement), la défense est un des points forts de cette équipe. Lisa Moors est la nouvelle venue dans cette ligne et elle va encore se renforcer, à l’image de sa progression tout au long du tournoi; elle est même apparue en attaque, ce qui en fait une défenseure moderne. Le quatuor Vanden Borre, Puvrez, Brasseur et Hillewaert est d’une solidité à toute épreuve et elles n’ont fait que peu d’erreurs.
Un milieu de classe
Le quatuor Struijk, Gerniers, Bélis, Englebert et Vandermeiren est solide. Englebert a une vocation offensive qui apporte un plus à l’équipe : la joueuse a été remarquée par ses pairs et par les journalistes qui en ont fait la meilleure joueuse du Mondial : parfaitement mérité ! Louise Dewaet apporte également à cette ligne une fraîcheur et une rapidité qui ne demande qu’à être exploitée.
Une attaque toute nouvelle
Au niveau des attaquantes des Red Panthers, les arrivées de Famke Van Heel et d’Emilie Verhees ont apporté un vent de nouveauté et du mordant. Encadrées par le trio Rasir-Marien-Ballenghien, elles devront augmenter leur efficacité ; ce dernier point va certainement aider à ne plus connaître les affres des fins de rencontres tendues que la Belgique a connues.
Le pc
S’il n’y a pas grand’chose à dire sur les pc défensifs belges (ils sont plus que corrects et bien exécutés), il en est tout autrement des pc offensifs. La détresse de cette phase a finalement été effacées par le vieux shoot à l’ancienne de Charlotte Englebert qui a offert la médaille de Bronze à son équipe. Les statistiques belges sont d’une pauvreté alarmante. Les sorteurs et sorteuses adverses ont définitivement mis au placard les sleepeuses habituelles : même Yibbi Jansen n’a pas connu le succès habituel. Et les équipes adverses ont analysé à fond les pc belges, qui n’ont désormais plus aucuns secrets. Il est temps que nos équipes nationales se dotent d’un spécialiste en la matière du style Toon Siepman. Autrement…
Les appels à la vidéos
Comme pour les Messieurs, les Panthers devraient bonifier leur réaction par rapport à l’appel à la vidéo. A plusieurs reprises, il a été perdu de manière un peu légère alors que d’autre part il aurait dû être utilisé de manière bénéfique. Il nous souvient d’un truc utilisé par une équipe nationale : un observateur à l’oeil fin était poste en tribune au niveau de la tête de cercle, avec des jumelles, pour observer et juger le besoin de l’appel à la vidéo; un pouce levé et on fait appel, un pouce bas et on laisse tomber. L’objectif en tout cas est de ne pas réagir sous stress.
Pauvre Pro League
Le classement de la FIH a été mis à mal dans ce Mondial. On a bel et bien remarqué que le classement de la Pro League n’a rien à voir avec les forces qui sont arrivées sur le terrain de cette coupe du Monde. La Pro League est une compétition que la majeure partie des équipes prennent pour un terrain de détection et d’entraînement. Ce qui a d’ailleurs souri aux Red Lion qui l’ont prise au sérieux et ont ainsi gagné leur ticket pour les JO de 2028. Dorénavant, ils vont pouvoir laisser leur vedettes au repos et y faire grandir les futures jeunes stars.
Sympathie
Les Red Panthers ont acquis la sympathie du public belge. C’est un des gros points de ce Mondial qui a eu l’heur de leur offrir 4 rencontres à domicile. Certes, les tribunes n’étaient une nouvelle fois pas aussi remplies que pour les Messieurs, mais il y du progrès : le championnat national devrait en profiter pour promouvoir les rencontres Dames; les arrivées d’internationales de haut niveau dans plusieurs clubs, ainsi que l’occasion de voir évoluer les Panthers au sein de nos clubs sont une belle occasion d’amener du monde au bord des terrains.













