La coupe du Monde 2026 est à ranger dans les plus grands souvenirs de notre vie « hockey » en Belgique.
Des premières
C’était la première coupe à 16 équipes et disputée sur deux sites. C’était aussi un nouveau modèle de compétition avec deux tours de poule qui prévoyait au second tour le rassemblement (en principe) des 8 meilleurs équipes de ce Mondial. Une compétition qui augmentait l’intensité des rencontres et le niveau d’affrontement. On aura d’ailleurs remarqué que les matchs se sont terminés avec un nombre importants de petits écarts : 40% des victoires ont connu un écart de 2 buts, 20% avec 1 but d’écart et 25% de nuls; et donc une minorité de gros scores.
Dames
Le gros événement de ce Mondial est que les Pays-Bas ne l’ont pas remportée. Et l’autre événement est la médaille de Bronze des Belges.
Par rapport au classement mondial, la plus grosse déception est à partager entre l’Angleterre et la Chine, 8e et 9e. La Nouvelle Zélande est également une grosse perdante, terminant à l’avant-dernière place. L’Irlande n’a pas non plus brillé avec une 13e place, elle qui était dans le top 10 du ranking FIH.
Dans les gagnants, on relèvera l’Australie qui termine 4e (alors qu’elle est 9e mondiale) mais avec une seule victoire sur son tournoi, 3 nuls et 3 défaites : étonnant ! L’autre bonne performance est l’arrivée dans le top 10 des USA. L’Ecosse a également fait bonne figure tout comme l’Inde qui a tenu tête à la Chine et à l’Angleterre.
Le classement final est le suivant : 1. Argentine 2. Pays-Bas 3. Belgique 4. Australie 5. Inde 6. Allemagne 7. Espagne 8. Chine 9. Angleterre 10. USA 11. Japon 12. Ecosse 13. Irlande 14. Afrique du Sud 15. Nouvelle Zélande 16. Chili
Les récompenses individuelles nous ont réservé une bonne surprise : Charlotte Englebert a décroché le titre de meilleur joueuse du Mondial, distinguée par les votants (dont une grosse partie de journalistes) face à toutes les autres joueuses néerlandaises et argentines. Un « award » qui n’avait jamais été attribué à une Belge et qui confirme le grand talent de notre Red Panther.
Best Player: Charlotte Englebert (BEL)
Hero Vida Top Scorer: Yibbi Jansen (NED)
Best Goalkeeper: Jocelyn Bartram (AUS)
JSW Rising Star: Zoe Diaz (ARG)
Messieurs
Une fois de plus, l’Allemagne a fait preuve de maturité et d’excellence en décrochant son second titre consécutif. Avec 5 victoires sur 7 rencontres, une défaite en poule contre son adversaire de la finale et un nul contre la France, les Allemands, qui n’avaient pas brillé en Pro League, ont prouvé qu’ils étaient toujours présents lors des grands rendez-vous.
Max Caldas a réussi un nouveau tour de force en alignant une équipe d’Espagne renouvelée et qui s’annonce comme une équipe à médaille pour les prochaines années. L’Argentine a également réussi son rajeunissement et a décroché le bronze. Quant aux Pays-Bas qui termine 4e, la pilule a été difficile à avaler pour nos voisins du Nord. C’est la déception, tout comme pour la Belgique qui a manqué cruellement d’efficacité en attaque et sur pc : les pays hôtes n’ont pas bénéficié de l’avantage de jouer à domicile. Les Red Lions ont développé du beau jeu, mais cela ne suffit pas et des questions fondamentales doivent être posées, en tout cas sur certaines armes qui, auparavant, réussissaient aux ex-hommes-en-or. Au niveau des déceptions, la France a connu un tournoi intéressant mais sa défaite d’entrée face à la Belgique et le nul concédé ensuite face à la Malaisie a déterminé une place peu en rapport avec ses capacités : elle termine à la 13e place mais sur deux victoires. L’Inde a également déçu et l’Australie a joué un peu en-dessous de ce qu’on attendait d’elle.
Le classement final de ce Mondial : 1. Allemagne 2. Espagne 3. Argentine 4. Pays-Bas 5. Australie 6. Angleterre 7. Belgique 8. Inde 9. Nouvelle Zélande 10. Irlande 11. Pakistan 12. Afrique du Sud 13. France 14. Japon 15. Pays de Galles 16. Malaisie
Au niveau des récompenses individuelles, l’ex-oréen et actuel pensionnaire du Waterloo Ducks Tomas Domene remporte deux trophées : non seulement celui du meilleur buteur mais aussi celui de meilleur joueur. Une récompense exceptionnelle pour le lutin argentin.
Best Player: Tomás Domene (ARG)
Hero Vida Top Scorer: Tomás Domene (ARG)
Best Goalkeeper: Luis Calzado (ESP)
JSW Rising Star: Justus Warweg (GER)
Organisation
Au niveau du site de Wavre, l’organisation a été d’un très haut niveau. Le Village était exceptionnel et l’assistance a dépassé les prévisions : les 110.000 spectateurs ont été atteint et au moins 5 journées ont affiché complet ; une seule fois, le nombre minimum de visiteurs a avoisiné les 5.000, les autres jours oscillaient entre les 6 et 7 mille spectateurs. Un succès qui a également touché les VIP qui a atteint les 9.000 invités. A noter que lorsqu’on annonce que le stade est sold-out et qu’il reste visiblement des places vides, c’est dû au fait que certains spectateurs ne sont intéressés que par certaines rencontres et pas par celle qui est sensée attirer les 10.000 spectateurs; il y a également les abonnés à l’événement complet et qui ne viennent pas tous les jours : cela explique certains « trous » …
L’événement organisé par Golazo sera bénéficiaire ; une très bonne nouvelle et aussi pour le futur, le hockey s’avérant un sport attractif. Seul bémol, jusqu’ici, pour l’organisation en fonction de son implantation, les files dans le Village pour obtenir à boire et à manger et les files pour les navettes, avec parfois des attentes très longues. Au niveau de la vie dans la ville de Wavre, les choses se sont plutôt bien passées, du moins selon les premières évaluation et compte-tenu de l’importance de l’événement. La Libre consacre aujourd’hui un article sur le succès rencontré par ce Mondial à Wavre.
On notera que les animations ne se sont pas faites que dans le Village, mais aussi sur le terrain avec des shows et un animateur génial – Chun – qui a su mettre une ambiance folle à tout moment dans la Belfius Arena.
Médias belges
Pour ce qui est de la présence médiatique, RTL a remporté le droit de diffuser cette coupe du Monde et a mis en place un gros dispositif, quelque peu mis en difficulté par le départ des Red Panthers aux Pays-Bas et par la non-qualification des Lions pour le top 4 ; c’eut été bien mieux avec une demi-finale Dames contre l’Argentine à Wavre et le dernier week-end avec les Red Lions dans le top 4. La VRT a fait aussi bien avec en plus son plateau installé pour les finales à Amstelveen. Dans les médias écrits, ce Mondial a été mis en avant, avec une présence de 3 journalistes de La Libre qui ont réservé à ses lecteurs un dossier complet et plus de 100 articles sur tout ce qui s’est passé sur et en dehors du terrain : un bel exploit !
Au niveau des réseaux sociaux, la FIH a connu une expansion à deux chiffres de ses suiveurs et pavoise, ayant attiré unn ombre important de nouveaux abonnés.
L’affaire des arbitres et du VAR
Elle a fait couler beaucoup d’encre et mis en difficulté les équipes belges. Ces pataquès des arbitres ont créé une fameuse ombre sur ce Mondial. Nous y reviendrons dans un article plus détaillé.
Pro League
Les équipes qui se sont présentées à Wavre et à Amstelveen n’avaient pas grand’chose à voir avec celles qui ont évolué en Pro League. Les Allemands ont connu une Pro League peu brillante et pourtant, ils ont surclassé tout le monde. Les exemples de disparité de forme sont nombreux et cela donne à la Pro League une valeur toute relative en termes de qualité. Il s’avère bien qu’elle est un terrain d’entraînement, de détection et de formation des talents, et de préparation pour les grands tournois à enjeu. Que le vainqueur soit qualifié pour les JO est une opportunité pour ceux qui la joue sérieux, ce qui a souri aux Red Lions : tant mieux et tant pis pour les autres.













