Les arbitres du Mondial ont été très pointilleux sur le shot en revers, décrétant à plusieurs reprises des « backsticks » via les appels à la vidéo.
Sur le tir de Tom Boon en tout cas, et dans d’autres appels dont l’un ou l’autre était discutable, avec des décisions très sévères…
Le revers
Dans le hockey du siècle dernier, seul le tir du côté plat était autorisé. Quand un joueur tirait en revers, c’était toujours du bout du stick et entièrement du côté plat, ce qui montrait le joueur dans une attitude très bizarre et avec une posture verticale : rares étaient ceux qui réussissaient cette sorte de tir et on se souviendra de quelques noms comme celui de l’inénarrable Bernard Fraylich…
Ce n’est qu’au début des années 2010 qu’est apparue la possibilité de tirer avec la tranche intérieure du stick : le shot en revers que nos aînés n’ont jamais pu utiliser et qui est devenu autorisé, pour le plus grand plaisir des jeunes qui ont ainsi augmenté leurs possibilités techniques : ce qui a également amélioré les chances de but, faisant oublier le plaisir du shot en coup droit. Un revers qui a tout d’abord été déconseillé aux jeunes tant il partait dans tous les sens puis qui est doucement rentré dans les moeurs pour devenir une arme redoutable. Et même essentielle : combien de buts … et aussi combien de fois voit-on un joueur (ou une joueuse) arriver en coup droit , en bonne position pour tirer, et se mettre en revers pour armer ce tir.
Backstick ?
Le revers doit être parfaitement exécuté pour éviter de toucher le dos du stick et créer donc la fameuse faute du backstick. Mais quand le tir est-il fautif ? La tranche du stick n’est pas délimitée par une ligne, une fin de face : il y a une continuité dans l’arrondi du stick, nécessitée pour ne pas présenter d’arête dangereuse ou coupante. Les joueurs ont pour avis général que si une balle est frappée en backstick, elle présente une trajectoire courbe ou elliptique. Depuis ce Mondial, il s’avère que, même si la trajectoire de la balle est plane, elle peut être touchée en backstick si la trajectoire du stick n’est pas plate avant de toucher la balle; c’est en tout cas ce que l’on peut interpréter de la décision de l’arbitre vidéo Neumann qui a vu quelques centimètres avant la frappe de la balle une éclaboussure de la tête du stick sur le sol qui a comme conséquence de supposer que le stick a nécessairement rebondi et touché la balle avec le dos du stick. Vous avez suivi ? Bref, ça se joue à un petit centimètres ou à quelques millimètres…
Supprimer le backstick
On touche donc à un domaine qui semble (une fois de plus) lié à l’interprétation de l’arbitre car il n’a pas de moyen de vérifier scientifiquement si une balle est bien ou mal frappée.Il est nécessaire de légiférer et de lever le doute sur cette « faute ». Faut-il supprimer le backstick alors que le monde du hockey ne semble pas d’accord sur l’exécution de ce geste ?
Comment faire. Augmenter la latitude du tir et ne sanctionner que le vrai tir du mauvais côté du stick. Demander aux manufacturiers des sticks de présenter une nouvelle forme de tranche intérieure du stick qui fait en sorte que dès que la balle est touchée en backstick, cela se remarque. Ou alors…
Interdire le revers
Ou alors… l’interdire !
Lorsque le revers est arrivé dans les possibilités de tir, l’inverse était aussi utilisé : le fameux « undercut » qui était le tir sur la tranche externe du stick. Une technique qui est apparue aux Pays-Bas et qui a été très vite interdite tellement la force de ce tir était puissante… et dangereuse. Son interdiction est d’ailleurs mentionnée dans un règlement. Et curieusement, le revers n’a pas été interdit alors qu’il est assez similaire au tir de la tranche interne du stick.
A suivre donc …













