La semaine de l’Officiel bat son plein et nous avons demandé à un jeune arbitre, sifflant un match de U16 Boys, ce que représentait son engagement d’arbitre.
Par hasard
En visite sur le nouveau terrain de l’Orée, le match Orée-Braxgata était arbitré par Arthur Huret. Le hasard de cette rencontre a donné cette interview surprise (pour le jeune arbitre de 17 ans, originaire du Léopold et débutant des études d’ingénieur à Delft). Avant de partir en Angleterre pour faire ses secondaires, le jeune Arthur Huret jouait au Léo et a été attiré par Jean-Paul Somers pour le former à l’arbitrage. « J’y ai goûté et j’ai suivi le programme Umpire District avec Alexandre Plaisant ; j’ai passé mon examen d’arbitre national il y a deux ans et demi et puis j’ai été lancé dans l’arbitrage des jeunes.«
Arbitrer plus
Etant en Angleterre, il n’a pas arbitré souvent et maintenant qu’il est à une heure de la Belgique, on le verra tous les week-end, conduit par sa famille en attendant qu’il obtienne son permis. « Je suis très bien encadré, comme aujourd’hui avec Nicolas Marchant comme coach. Je reçois des bons conseils, toujours dans la bienveillance. C’est comme ça qu’on s’améliore. Je trouve bien cette semaine des Officiels : c’est bien au niveau national, des clubs, des parents, de recevoir de la reconnaissance pour ce qu’on fait. Ce n’est pas toujours évident. Il y a toujours des parents qui mettent un peu de pression, si pas plus. »
Tout jeune (à 15 ans), il a dû subir une situation difficile. »C’était à Namur pour mon premier match : j’étais coaché par Magali Sergeant. Il a fallu dégager 25 parents qui m’insultaient. Là, ça fait un peu peur. Ce sont des choses qui te marquent, mais heureusement, ce sont des choses qui n’arrivent pas souvent et puis on apprend à réagir et à passer au-dessus et bien gérer. J’avais un bon coach ce jour-là et ça a été. Ces derniers temps, je ressens une amélioration dans l’attitude envers les arbitres. Aujourd’hui, impeccable.«
Tout le temps
Arthur Huret a appris à gérer les situations tendues, à éviter les confrontations : « Au final, ça reste du sport, il faut relativiser. Oui, bien sûr, je me trompe – souvent -, tout le temps. Parfois, ce sont des petites fautes, parfois des grosses erreurs. Alors, il faut savoir vendre ses erreurs, s’excuser quand il le faut. Quand je coupe un avantage, je m’excuse. Quand je ne vois pas une faute, je ne sais pas faire grand chose : ça arrive. » Une jolie preuve d’humilité dans le job …
« L’arbitrage, c’est top, on est bien encadré. » Le jeune homme termine par cette réflexion positive.













