Les Red Giants ont repris les entraînements avant la coupe du Monde qui se déroulera à Louvain-la-Neuve du 21 au 25 août. Une progression vers le top mondial qui s’est réalisée par étapes. Le tour de la question avec Axel Guillemyn, le coach des Red Giants
Comment s’est faite la sélection ?
« Au mois de septembre, nous avions 16 joueurs et 3 joueuses qui se sont présentés aux sélections. Après 3 entraînements, j’ai réduit le groupe à 15. Il y avait 2 gardiens, 3 filles et 10 garçons. Nous avons gardé une place de libre pour une nouvelle fille. Zoé (joueuse du Pingouin) nous a rejoint en début d’année. Chaque année, le niveau augmente et donc j’ai désélectionné certains joueurs qui étaient là depuis quelques années et j’ai remplacé par des plus jeunes qui ont une marge de progression plus importante. Quand j’ai commencé en 2022, les joueurs et joueuses étaient déjà heureux de faire partie des Red Giants. Maintenant la mentalité change, ça ne suffit plus, le niveau de hockey doit être bon. Un Red Giant doit être prêt à s’entraîner avec l’équipe +/- tous les 15 jours + faire 2 séances de physique à la maison (par semaine). Nous avons un groupe whatsapp où les joueurs doivent envoyer les vidéos de leurs entraînements physiques. Certains le font très sérieusement et progressent au niveau physique, d’autres le font moins… Pour la sélection à la Coupe du Monde, nous avons évalué tous les joueurs après chaque entraînement afin d’avoir la meilleure sélection possible.«
Les filles ?
« Nous devions tenir compte d’une nouvelle règle imposé par la FIH : il faut minimum. toujours deux filles sur le terrain. On s’est posé la question en staff : on emmène 3 ou 4 filles à la Coupe du Monde ? Au final, nous avons opté pour la solution à 4 filles. Au dernier championnat d’Europe en 2025, la règle était encore d’avoir au moins 1 fille en permanence sur le terrain ; nous étions partis avec 2 filles mais c’était risqué. Il ne faut pas de blessées. Donc, nous avons nos 4 filles et il reste 6 places pour 10 garçons. Nous avons dû désélectionner 40% de nos garçons. Nous avons évidemment tenu compte du niveau du hockey mais il y a également le côté humain qui était important pour faire notre sélection. Les joueurs ont tous eu des explications claires concernant leurs sélections ou non-sélections. Finalement, le groupe a très peu changé comparé au dernier Championnat d’Europe.«
Vous restez à 10, sans réserves ?
« Oui, effectivement. On a terminé le premier bloc de préparation avec un tournoi à Rome. Si nous gardions 2 réserves dans le groupe, ils devraient nous accompagner à Rome et là, nous avions un problème de budget. Nous avions commandé nos tickets en début d’année, et au final, il y a une différence de 2.000 euros pour le même vol. Ca fait beaucoup. A partir du mois d’août, Jérémy, notre kiné, sera toujours présent afin d’éviter des blessures et les bobos.
On croise les doigts.
Le budget a sérieusement augmenté : la Fédération a mis le paquet , c’est nouveau !
« Nous l’avons toujours dit mais nous sommes très bien soignés par la Fédération. Nous les remercions à chaque fois car comparé aux autres pays, nous avons beaucoup de chance. Nous participons à beaucoup de tournois à l’étranger car il faut que les joueurs apprennent à jouer des matchs.
Les deux responsables de la Fédération qui s’occupe du Para-hockey en Belgique (Cindy Vanduffel pour la VHL et Justine Mahiat pour la LFH) sont très motivées et nous formons une bonne équipe. Nous nous connaissons depuis plusieurs années et ça facilite le travail. J’avoue de temps en temps ils doivent me calmer car je ferai encore plus de tournois avec l’équipe. En Belgique, il n’y a pas de championnat para-hockey et donc c’est le seul moyen de faire progresser l’équipe.«
Combien de tournois ?
« Nous essayons de participer à minimum deux tournois par an afin que chaque joueur aie l’occasion d’acquérir de l’expérience. Cette année, nous n’avons pas pu participer les Special Olympique Pays-Bas (nous n’étions pas invité…) mais donc certains joueurs se sont entraînés toute l’année sans faire de tournoi.
Nous avons fait un tournoi en Espagne au mois de février, puis le tournoi à Rome et enfin la Coupe du Monde. C’est une année bien chargée.
Chaque tournoi, ou voyage avec l’équipe est une expérience fantastique pour les joueurs mais aussi pour le staff. Au mois d’octobre, je proposerai à Cindy Van Duffel le programme pour l’année suivante et elle regardera les possibilités avec notre budget. Parfois, il y a un surplus.«
Objectif mondial, ça se rapproche !
« A grands pas et toute l’équipe est excitée afin de participer à cette Coupe du Monde en Belgique. Depuis quelques années, nous participons aux championnats d’Europe, aux Special Olympiques, à la Santorelli Cup avec le but de ramener une médaille. Le but pour la Coupe du Monde n’est pas différent. La place en finale se jouera très probablement le samedi 22 août à 16h15 contre l’Italie. L’équipe qui gagnera ce match sera en finale.
Le staff est sûr que nous pouvons battre l’Italie ; maintenant le plus difficile c’est d’en convaincre les joueurs et les joueuses. Le public pourrait peut-être bien nous aider à créer une ambiance de feu qui fait peur aux Italiens et qui donnent des ailes à mes joueurs (sourire). La finale se joue à la Belfius Arena par contre le match pour la médaille de bronze se joue à Amsterdam. Il est possible que le lundi 24 août, nous prenions la route pour Amsterdam pour jouer notre petite finale. Un autre objectif de la Coupe du Monde, c’est de faire connaître le para-hockey à toute la Belgique afin de créer encore plus de sections de para-hockey dans les clubs, et à long terme d’avoir un championnat belge de para-hockey.«













