C’est une question un peu inhabituelle qui nous a occupé. Que se passerait-il en cas d’orage pendant une rencontre de hockey ?
Le débat est né lors de l’arrivée des terrains synthétiques dans les années 80. Un hockeyeur néerlandais du club de Venlo a été foudroyé et la fédé néerlandaise s’est penchée sur les mesures de précaution à prendre en cas d’orage. Effectivement, le terrain synthétique s’est avéré attirer l’orage de part sa composition en fibres synthétique. La réaction de la KNHB a été immédiate et dès qu’un orage approche, le match doit être interrompu et tout le monde doit quitter le terrain, joueurs comme spectateurs.
Norme FIH
La fédération internationale de hockey a édicté une procédure qui concerne des décisions à prendre en cas de conditions météorologiques extrêmes, en particulier les orages et la foudre, ainsi que les pluies intenses et la chaleur extrême.
Chaleur et pluie
Nous avons déjà pu voir appliquer les normes en cas de fortes chaleur lors des rencontres de Pro League à Wavre au mois de juin : un arrêt hydratation après 7’30 lorsque la température dépasse les 42°C et le taux d’humidité est au-dessus de 75%; cette hydratation doit avoir lieu dans les vestiaires. Pour ce qui est des fortes averses, le critère est que la balle doit pouvoir rouler, que les joueurs ne glissent pas sur l’eau. Pour ce qui est du gel, il faut tenir compte des normes des fabricants qui peuvent indiquer à partir de quelle température ils ne garantissent plus leur tapis. Ces normes sont bien connues des clubs.
Orage et foudre
Ceci est moins connu du monde du hockey mais est pourtant édicté depuis longtemps. L’évaluation doit se faire en partenariat avec la météo locale et l’organisateur de la rencontre doit pouvoir être tenu au courant quart d’heure par quart d’heure en cas de danger, que ce soit pour les orages ou pour les pics de chaleur, ou tout autre anomalie météorologique.
Pour ce qui est de l’orage, la norme FIH est que toute rencontre doit être arrêtée s’il y a moins de 20 secondes entre l’éclair et le tonnerre. Si le risque d’orage est élevé et que l’orage peut affecter le lieu de la rencontre, le « responsable des opérations » doit prévenir le délégué technique de la rencontre de faire évacuer le terrain et les spectateurs.
Les procédures internationales
Plusieurs fédérations sportives ont édicté des règles à ce sujet et certaines sont très strictes. Ce sont les recommandations de la NOAA et les protocoles suivis par la FIFA, la FIH et la NCAA. On considère qu’il y a danger quand l’éclair est détecté à moins de 13km, et on ne peut reprendre le match qu’après 30 minutes sans éclair. Pour les spectateurs, on considère qu’une tribune ouverte n’est pas sûre. Un abri sûr est un bâtiment fermé, un vestiaire, un club house, une voiture.
Wavre
Du côté de l’organisateur de la coupe du Monde, un protocole a dû être mis sur pied obligatoirement avec les pompiers et pourra être déclenché si nécessaire ; pour le moment, heureusement, les conditions météo ne sont pas défavorables.













